Pulëbardha, la « plage des Mouettes », vous fait payer son décor deux fois : une première fois à l'aller, sur une piste en gravier qui malmène les voitures de location basses, et une seconde fois sur la plage, où un set de transats coûte plus du double de ce qu'on paie sur les grandes plages ouvertes plus au nord. Que le jeu en vaille la chandelle dépend presque entièrement de votre heure d'arrivée et du fait d'avoir pensé, ou non, à emporter un masque.
Ce qui vous attend au bout de la route
Pulëbardha est une crique de galets adossée aux falaises, sur la portion de côte entre Saranda et Ksamil, à environ 8 km au sud de Saranda.
| Caractéristique | Pulëbardha |
|---|---|
| Rivage | Crique adossée aux falaises, galets blancs à gris clair |
| Eau | Turquoise et limpide, en pente douce |
| Visibilité en snorkeling | Environ 15–20 mètres |
| Équipements | Des toilettes sommaires et un bar, plus un restaurant creusé dans la falaise calcaire |
| Transats | €20–30 le set, très serrés |
| Taille | Petite et étroite, se remplit vite en été |
| Coordonnées | 39.8001, 20.0007 |
Deux chiffres de ce tableau résument tout l'article. La visibilité de 15–20 mètres est la seule donnée chiffrée de visibilité sous-marine de toute la base de plages du site. Le set de transats à €20–30 compte aussi parmi les plus chers, et la fiche ne tourne pas autour du pot sur la raison : les rangées sont si serrées qu'il reste bien peu de place pour poser sa serviette quand on refuse de payer.
Comparez hôtels, appartements et locations Vrbo sur la carte. Propulsé par Stay22.
La piste de descente
On y accède en quittant la SH81 pour environ 1,5 km de gravier non goudronné. La fiche la décrit comme raide, caillouteuse et criblée de nids-de-poule, et particulièrement pénible pour les voitures basses. C'est le genre de revêtement où c'est la garde au sol d'une location standard qui fixe la limite, bien plus que le sang-froid du conducteur.
La distance n'a rien de long. C'est le revêtement qui décide de la journée : 1,5 km de nids-de-poule négociés prudemment, ça prend du temps, et c'est pour ça que le stationnement en bas tourne à la course. La fiche conseille elle-même d'arriver tôt, à la fois pour trouver une place de parking et un coin sur la plage, et il s'agit en fait de la même contrainte vue sous deux angles.
Si la piste vous rebute, sachez que la crique fait aussi partie des escales en bateau. Le guide des prix des excursions en bateau sur la Riviera du site indique un itinéraire Pulëbardha et grotte des Pigeons à €20–30 par personne pour 3–4 heures, qui vous dépose directement dans l'eau sans passer par le gravier.
Ce que vous obtenez pour €20–30
Un set comprend deux transats et un parasol. Dans une crique étroite, ombragée par les falaises et où le terrain libre se fait rare, cela tient davantage du droit d'entrée que d'un surplus de confort, et c'est la façon honnête de lire ce tarif.
Derrière les transats, on trouve des installations étonnamment bonnes pour une crique de cette taille : un restaurant creusé dans la falaise calcaire, plus un bar et des toilettes sommaires. Et c'est tout. Pas de supérette, pas d'enfilade de beach clubs concurrents pour comparer les prix, et un seul exploitant qui fixe les tarifs.
À titre de comparaison, sur les plages de galets ouvertes de l'extrême sud, les sets de transats se louent pour une fraction de ce prix. Lukovë en est l'exemple le plus parlant sur cette côte, à €5–10 le set. À Pulëbardha, ce n'est pas le mobilier que vous payez, c'est la falaise.
Le snorkeling
Une eau turquoise et limpide, en pente douce, avec 15–20 mètres de visibilité : voilà la raison de faire la route plutôt que de vous rabattre sur le sable de Ksamil, un peu plus loin. Les parois rocheuses qui enserrent la crique se prolongent sous l'eau, et la fiche classe le snorkeling ici parmi les meilleurs de cette portion de littoral.
Apportez votre propre masque. Les équipements se résument à un bar, des toilettes et un restaurant : ne comptez pas sur une location de matériel.
Quand y aller
« Petite et étroite », tout est dit. Une crique qui se remplit vite ne se remplit pas progressivement. Elle passe de praticable à complète en moins d'une heure, dès que la première vague de voitures a fini de descendre la piste. Arriver tôt n'est pas une question de préférence ici, c'est la stratégie d'accès, et elle règle d'un coup le parking, la place pour la serviette et la clarté de l'eau.
L'autre créneau, c'est la fin d'après-midi, une fois que les excursionnistes venus de Saranda sont remontés. Les falaises qui ferment la crique privent la plage de soleil plus tôt que sur une plage dégagée, ce qu'il vaut mieux savoir si vous comptiez y passer une longue soirée.
Questions fréquentes
Peut-on accéder en voiture à la plage de Pulebardha ?
Oui, mais pas à la légère. L'embranchement se trouve sur la SH81 entre Saranda et Ksamil, suivi d'environ 1,5 km de gravier non goudronné que la fiche de la plage décrit comme raide, caillouteux, plein de nids-de-poule et pénible pour les voitures basses. Le stationnement en bas est limité : arriver tôt compte donc doublement.
Combien coûtent les transats à Pulebardha ?
Comptez €20–30 le set, parmi les tarifs les plus élevés de cette côte. L'accès à la plage elle-même est gratuit, mais les transats sont très serrés et laissent peu de place pour les serviettes : un jour d'affluence, la location fait donc davantage office de droit d'entrée que d'option.
Pulebardha est-elle bonne pour le snorkeling ?
C'est le point fort de la crique. L'eau est turquoise, limpide et en pente douce, avec une visibilité d'environ 15–20 mètres, le seul chiffre de visibilité publié pour une plage dans la base de données de ce guide. Apportez masque et palmes, aucune location ne figurant parmi les équipements.
À quelle distance de Saranda se trouve Pulebardha ?
Environ 8 km au sud, sur la route de Ksamil, aux coordonnées 39.8001, 20.0007. La distance est courte ; ce sont les 1,5 derniers kilomètres de piste en gravier qui allongent le trajet. Un itinéraire en bateau dessert aussi la crique, affiché à €20–30 par personne pour une sortie de 3–4 heures.



